Après plusieurs séjours au Pérou, j’ai testé DiDi sur des trajets quotidiens à Lima, des allers-retours vers l’aéroport et des déplacements à Cusco et Arequipa. L’application s’est imposée comme une option pratique face aux taxis de rue, souvent plus chers et moins prévisibles. Les tarifs restent compétitifs, le suivi en temps réel rassure, et le mode « Pon tu Precio » permet parfois de négocier. Pourtant, des points de vigilance existent sur la disponibilité hors zones centrales et sur certains aspects de protection des usagers. Voici mon retour détaillé, basé sur des dizaines de courses réalisées entre 2024 et 2026.
Comment fonctionne DiDi au Pérou
L’application se télécharge facilement sur Android ou iOS. Une fois le compte créé avec un numéro de téléphone (local ou international), on indique le point de départ et la destination. Le système propose un tarif estimé ou, dans les villes où le service est actif, l’option Pon tu Precio. Dans ce mode, on propose un montant, le conducteur accepte, refuse ou contre-propose. Les véhicules acceptés sont des modèles à partir de 2006, avec SOAT valide et vérification d’identité du chauffeur, incluant parfois une reconnaissance faciale.
À Lima, la couverture couvre la plupart des districts, y compris Miraflores, San Isidro, Barranco et le centre historique. À Cusco et Arequipa, le service se concentre sur les zones urbaines et les aéroports. Les paiements passent par carte, portefeuille électronique ou espèces. Le suivi GPS, le partage de trajet et le bouton d’urgence restent disponibles pendant toute la course.
Disponibilité par ville
DiDi opère principalement à Lima, Arequipa et Cusco. Dans la capitale, on trouve des conducteurs même en soirée dans les quartiers touristiques. À Cusco, le service fonctionne bien entre le centre, l’aéroport et quelques points de la vallée sacrée proches. Arequipa offre une présence correcte dans le centre et vers les centres commerciaux. Hors de ces villes, il faut compter sur d’autres solutions.
Les tarifs constatés sur le terrain
Les prix de DiDi se situent souvent 10 à 20 % en dessous de ceux d’Uber sur les mêmes trajets. Voici un aperçu des montants que j’ai payés en 2026 (en soles, hors heures de pointe extrêmes) :
| Trajet | DiDi (approx.) | Uber (approx.) |
|---|---|---|
| Miraflores → Aéroport Jorge Chávez | 40 – 60 S/ | 45 – 65 S/ |
| Miraflores → Barranco | 7 – 14 S/ | 8 – 15 S/ |
| Miraflores → Centro Histórico | 15 – 25 S/ | 18 – 28 S/ |
Les courses courtes à l’intérieur de Miraflores tournent autour de 6 à 10 soles. En heure de pointe ou lors de pluies, les tarifs dynamiques s’appliquent, mais le mode « Pon tu Precio » permet parfois de rester sous la moyenne. Les nouveaux utilisateurs reçoivent régulièrement des codes de réduction qui abaissent encore le coût des premiers trajets.
Sécurité et points de vigilance
Les fonctionnalités de base (vérification du conducteur, partage de position, monitoring de l’itinéraire) apportent une couche de protection absente des taxis de rue. J’ai toujours vérifié la plaque, le nom et la photo avant de monter. Sur plus de cinquante courses, aucun incident majeur n’est survenu. Le support 24/7 répond par téléphone ou via l’application.
Un rapport récent de l’ASPEC (janvier 2026) place cependant DiDi en dernière position parmi les principales applications, avec une note de 1,0 sur 5. Les critiques portent sur l’absence de domicile légal au Pérou pour certaines plateformes, le manque de livre de réclamations visible et des clauses contractuelles limitant la responsabilité. Lors de tests « client mystère », seulement 18 % des véhicules montraient clairement le SOAT, et des demandes de paiements supplémentaires pour objets oubliés sont apparues. Ces éléments invitent à rester attentif : toujours confirmer les détails du véhicule et privilégier les zones bien éclairées pour l’embarquement.
Comparaison rapide avec les alternatives
Uber offre une disponibilité souvent supérieure à Lima et une interface très fluide. inDrive mise entièrement sur la négociation de prix et couvre davantage de villes secondaires. Cabify et Yango obtiennent de meilleures notes sur les critères de protection selon l’étude ASPEC. DiDi se démarque par ses tarifs bas et son mode flexible, mais demande un peu plus de vigilance sur la vérification des documents.
Mon expérience concrète sur place
À Lima, j’ai utilisé DiDi presque quotidiennement pour rejoindre des restaurants à Barranco ou le centre. Les conducteurs arrivaient en 5 à 12 minutes en moyenne. Un trajet nocturne depuis le centre historique vers Miraflores s’est déroulé sans accroc, avec partage de position activé. À Cusco, l’application a bien fonctionné pour l’aéroport, mais en haute saison touristique les temps d’attente s’allongent. À Arequipa, un trajet vers un centre commercial m’a coûté moins cher qu’un taxi de rue négocié.
Les points positifs qui reviennent souvent : rapidité d’acceptation en journée, clarté du prix avant départ, et possibilité de payer en espèces. Les inconvénients : annulations occasionnelles (environ 1 sur 8 courses dans mon cas), interface majoritairement en espagnol, et couverture limitée hors des trois grandes villes. Les bonus pour les conducteurs semblent maintenir une bonne offre de véhicules, ce qui explique la présence régulière de chauffeurs.
- Vérifier systématiquement plaque, photo et note du conducteur avant de monter
- Activer le partage de trajet pour les courses nocturnes
- Proposer un prix légèrement supérieur au minimum suggéré en mode Pon tu Precio pour accélérer l’acceptation
- Garder un peu de liquidités pour les paiements en espèces
- Comparer les tarifs avec Uber et inDrive sur le même trajet avant de confirmer
Pour qui DiDi convient le mieux
Les voyageurs qui cherchent à limiter les dépenses sur de nombreux trajets urbains apprécieront les tarifs. Les personnes qui maîtrisent un peu l’espagnol ou utilisent des messages pré-écrits s’en sortiront facilement. Pour les déplacements strictement touristiques à Lima et Cusco, l’application reste une solution fiable si l’on respecte les gestes de vérification. Les usagers très sensibles aux questions juridiques et de recours préfèreront parfois Cabify ou Yango, mieux notés sur ces aspects.
En résumé, DiDi m’a permis d’économiser sur la plupart de mes déplacements en voiture au Pérou tout en offrant un suivi clair. Les fonctionnalités de sécurité de base fonctionnent, mais le contexte réglementaire actuel invite à rester prudent. Pour un séjour à Lima, Cusco ou Arequipa, je continue de l’avoir sur mon téléphone en complément d’autres applications.
Questions fréquentes
DiDi est-il disponible partout au Pérou ?
Non. Le service se concentre sur Lima, Arequipa et Cusco. Dans les autres villes, d’autres applications ou des taxis locaux restent nécessaires.
Peut-on payer uniquement en espèces ?
Oui, le paiement en espèces est accepté. Les cartes et portefeuilles électroniques fonctionnent également selon les conducteurs.
DiDi est-il plus sûr que les taxis de rue ?
Oui pour le suivi et la traçabilité. Les fonctionnalités de l’application apportent plus de contrôle que la négociation spontanée dans la rue, même si des améliorations réglementaires restent attendues.

